samedi 25 février 2012

Georges-Louis LECLERC de BUFFON



Grand savant et naturaliste, Georges-Louis LECLERC de BUFFON (1707-1788) apporta dans l’étude des êtres vivants l’attention, la patience, le goût des idées générales.




Intendant du Jardin du Roi (Jardin des Plantes et Muséum), il s’attacha avec l’aide de collaborateurs de grand mérite à rédiger "L'Histoire Naturelle" (1749-1788), oeuvre étendue en 36 volumes, comprenant l’histoire de l’homme, des quadrupèdes, des oiseaux et des minéraux.




Savant consciencieux et éloquent, les traits du tempérament intellectuel de Buffon sont le goût du travail, la méthode, l’impartialité. Le style de Buffon est clair et grandiose.




samedi 18 février 2012

Michel EYQUEM de MONTAIGNE


Moraliste pénétrant, l’une des intelligences les plus ouvertes de son époque, Michel EYQUEM de MONTAIGNE (1533-1592) a fondé avec "Les Essais" la littérature personnelle, l’observation psychologique et l’esprit critique ; c’est en même temps un écrivain artiste et spontané, extrème-ment séduisant.




"Les Essais" (1580) sont le résumé des lectures de Montaigne et le tableau de ses idées. Ce ne sont pas des mémoires ; Montaigne nous donne, au lieu de l’histoire de sa vie, celle de ses opinions.




"Les Essais" sont un recueil d’articles où l’auteur parle de tout sans méthode, des épisodes de l’histoire ancienne, de l’ambition, de la peur, de l’amitié, des événements contemporains, de la découverte de l’Amérique, de l’intelligence des animaux, des accidents qui lui son arrivés, de ses goûts particuliers, etc.




Le scepticisme et l’épicurisme sont au fond la doctrine de Montaigne. Sa doctrine peut se résumer dans la formule suivante qu’il a laissée lui-même: "apprendre à se connaître soi-même, à bien mourir et à bien vivre".



Carte postale représentant le château de Montaigne avec griffe de franchise militaire de "L’AMBULANCE TEMPORAIRE DE ST MICHEL-MONTAIGNE" (1917)



Le style de Montaigne est remarquable d’entrain et de mobilité. loin d’affecter l’éloquence, il est comme un bavardage familier, rempli de faits et d’images.



samedi 11 février 2012

L'agence postale militaire de la marine de Brest-La Villeneuve

Succédant à l’agence postale militaire de la marine "BREST DEPOT DES EQUIPAGES", l’agence a été ouverte le 1er octobre 1986 afin de desservir le Centre de formation de la marine (CFM) de La Villeneuve.




L'agence postale utilisa des timbres à date manuels avec mention "29240-BREST-LA-VILLENEUVE-MARINE" ainsi qu'une oblitération mécanique SECAP avec flamme illustrée.




L'agence postale militaire de la marine de Brest-La Villeneuve a été dissoute le 27 novembre 1998.

samedi 4 février 2012

La datation postale du courrier au départ

La loi du 15 mars 1827 rend obligatoire le timbre à date de départ à partir du 1er février 1828.



Timbre à date rectangulaire du 12 février 1828 sur un pli adressé à Senones (Vosges)


Un essai fut réalisé en février 1828 dans une centaine de bureaux de poste en France qui furent dotés d’un composteur dont tous les éléments étaient mobiles.

L’expérience ne fut pas satisfaisante et le cachet fut retiré par décret dès le 18 février 1828.



Lettre pour Strasbourg du 21 février 1831 avec marque linéaire "P.66.P. COLMAR"


Dans les mois qui suivirent, et cela jusqu’en 1830, fut utilisé un timbre dateur circulaire de 23 mm, frappé au recto des lettres, à côté de la marque linéaire de port dû ou de port payé ou au verso à côté de la marque de déboursé.

Ce timbre était également utilisé comme cachet d’arrivée, et cela déjà avant 1828.



Timbre à date du 06 avril 1830 sur lettre simple pour Senones taxée 3 décimes


A partir du 1er janvier 1830, l’administration des Postes met en service un timbre réglementaire composé d’une couronne fixe, avec nom du bureau de poste et numéro du département et ornements latéraux (dits demi fleurons), et d’un bloc dateur mobile.

Les marcophiles l’appellent communément « cachet à date type 12 ». Celui-ci a été exceptionnellement frappé en rouge.



Lettre du 15 juin 1833 pour Avignon taxée 14 décimes, port de la lettre de 7,5 à 10 grammes expédiée à 500/600 km


De 1832 à 1839 sera utilisé un timbre à date de 30 mm de diamètre sans ornement latéral. Les lettres de 1836 à 1842 portent souvent un timbre à date de 25 mm de diamètre.

Au cours de l’année 1842 sera enfin mis en service un timbre à date de 21 mm de diamètre, utilisé pendant près de 25 ans et notamment en 1849 pour oblitérer les premiers timbres poste français.



Timbre à date du 23 juin 1846 sur récépissé de mandat postal



Lettre du 03 mai 1836 adressée à Cernay. Taxe manuscrite de 2 décimes, port de la lettre simple adressée à moins de 40 km (tarif du 1er janvier 1828)


A partir de 1831 les lettres en port payé portent en petit cachet rectangulaire encadré avec les initiales « P.P ».

Obligatoirement frappé à l’encre rouge en vertu d’une instruction de 1832, celui-ci se rencontre également en noir une dizaine d’année plus tard.



Lettre affranchie du 24 janvier 1833 taxée 4 décimes au verso pour Mirecourt. Timbre à date de 30 mm sans fleurons. Mention "franco"


Le 15 février 1830 est ouvert à Munster un bureau de distribution relevant du bureau de recettes de Colmar. Ses fonctions sont limitées à la seule réception et distribution du courrier.

Les lettres recueillies par ce bureau de poste portent le tampon « 66  Munster / COLMAR ». Le timbre à date est toujours frappé par le bureau de Colmar.



Lettre de Munster du 7 septembre 1834 adressée en port payé à Suhr (Suisse). Timbre rouge "L.F." (Lettre Française) utilisé sur les lettres pour la Suisse dont le port a été payé par l’expéditeur


La période 1830-1848 voit la mise en place de multiples autres timbres accessoires : timbre « CL » pour les correspondances locales, timbre de décime rural, lettre-timbres des boîtes rurales, timbre « OR » (origine rurale), taxes au tampon, timbre « R » pour les lettres recommandées, timbres d’échange pour les courriers internationaux, etc …