samedi 17 novembre 2012

Le service des colis postaux à Colmar (1918/1940)

En France, les colis postaux étaient gérés par l'administration des chemins de fer. En Alsace et en Moselle fut conservé le régime mis en place sous l'occupation allemande, à savoir une gestion directe par l'administration des postes. 

L'affranchissement était apposé non sur le colis lui même mais sur un bulletin d'expédition qui voyageait séparément. Ce bulletin comprenait (sur sa partie gauche) un coupon détachable destiné à être remis au destinataire du colis.



Bulletin d'un colis postal pour Lausanne (Suisse) avec coupon
non détaché, timbre à date de Colmar du 15 octobre 1919


Le reste du bulletin était conservé par le bureau de poste destinataire, comme moyen de preuve de la distribution du colis (le destinataire signait au verso du bulletin). Ces bulletins étaient ensuite destinés à la destruction.



Timbre fiscal


A partir du 15 août 1920, la taxe était décomposée en une taxe postale et une taxe fiscale. Un timbre fiscal spécial pour les colis postaux d’Alsace Moselle fut émis en 1924.

Il existait plusieurs tarifs postaux : un pour le trafic interne à l'Alsace-Moselle, un pour les relations avec le reste de la France ainsi que des tarifs pour l'étranger.



Étiquette "port dû"


Les bulletins pouvaient, à une certaine époque, être expédiés en port-dû, c'est à dire que la taxe d'affranchissement était payée par le destinataire. Dans ce cas, le port était calculé sur une petite étiquette de couleur bleue collée par le bureau expéditeur.

Les timbres-poste d'une valeur faciale supérieure à 3 francs étaient, en principe, perforés avant d'être collés sur les bulletins d'expédition. 



Colis postal contre-remboursement dont le timbre à 10 F est perforé


Diverses taxes accessoires étaient possibles : envoi contre remboursement (étiquette orange de forme triangulaire) et envoi en valeur déclarée notamment. 



Étiquette "valeur déclarée"


Lorsque le destinataire était absent, ce dernier était invité à venir retirer lui-même le colis au bureau de poste. Une taxe de magasinage était calculée en fonction de nombre de jours écoulés entre la date de la première présentation et la date de retrait du colis.



Bulletin de droits de magasinage (droit par jour = 0,25 fr.)


Lorsqu'un colis postal était entre les mains des préposés du bureau de poste destinataire et que le bulletin d'expédition correspondant n'était pas encore arrivé (ils voyageaient séparément), les postiers procédaient sans délai à la distribution du colis mais après avoir établi un bulletin d'expédition de fortune.

Ce bulletin de fortune, appelé "bulletin d'expédition suppléant" était un formulaire de couleur rose, qui était archivé quelques jours plus tard avec le bulletin d'expédition d'origine.



Bulletin d'expédition suppléant


Les administrations avaient la possibilité d'expédier des colis en franchise postale par abonnement, une autre spécificité à l'Alsace et à la Moselle.




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