samedi 12 mai 2012

La mise en place de la poste allemande à Colmar (23 juin - 15 août 1940)

Colmar est occupée par les troupes allemandes le 17 juin 1940. Le trafic postal sera interrompu pendant plusieurs jours, officiellement rétabli pour les particuliers le 26 juillet 1940.

Le 23 juin, une semaine après l’occupation, est ouvert un bureau centralisateur du courrier ("Postsammelstelle") traitant les correspon-dances officielles et militaires. Géré par la poste militaire allemande, il était installé dans les bâtiments de la préfecture.

Ce service a fonctionné pendant 10 jours, jusqu’à l’ouverture du bureau de la "Dienstpost". Toutes les correspondances originaires ou adressées à Colmar entre le 23 juin et le 3 juillet 1940 portent le numéro de poste de campagne 23 439 attribué au bureau centralisateur.



Carte portant le numéro de poste de campagne 23 439


Le 03 juillet 1940 ouvre un bureau de "deutsche Dienstpost" (poste de service), réservée au courrier des administrations, du parti et des employés allemands de ces services. Les lettres sont barrées d’une croix bleue et portent un cachet rouge de la Dienstpost.



Première date connue pour le cachet "KOLMAR (ELS)" (25 juillet 1940)


Le 25 juillet 1940, les bureaux de poste sont réouverts aux particuliers. Les timbres poste français restent valables jusqu’au 15 août 1940. Les timbres à date de l’administration française serviront encore jusqu’à la même date.



Timbre à date français (26 juillet 1940)



Dernier jour de validité des timbres français
Timbre à date allemand (15 août 1940)


Suite à l’invasion allemande de l’Alsace, des milliers de soldats français sont capturés et regroupés dans des camps de prisonniers.

Dans un premier temps il sont rassemblés dans des lieux aussi divers que des terrains de sport, usines, … ou tout simplement dans des prairies. C’est la raison pour laquelle les prisonniers ne pouvaient pas indiquer d’adresse précise. Les correspondances sont autorisées dès les premiers jours de captivité.



Carte de la Croix-Rouge de Colmar


La Croix-Rouge de Colmar est intervenue dans les camps et a distribué aux prisonniers des avis de capture destinés à informer les familles.




Petit à petit, les camps se sont structurés et les prisonniers ont été regroupés dans les casernes colmariennes ainsi que dans plusieurs usines de textile.



Correspondance provenant de la caserne Rapp


Des correspondances sont connues des camps situés dans la caserne d’infanterie Rapp, la caserne des chasseurs à pied, la caserne d’artillerie, les usines de textile Kiener et Haussmann.

D’autres restent sans doute à découvrir pour les camps installés dans l’ancien hôpital, dans les usines Lauth et Scheurer ou dans les halles du marché couvert.



Correspondance émanant de l’usine textile Haussmann
C’est la lettre à l’intérieur qui nous renseigne sur l’origine.


Ces camps se vidèrent assez rapidement de leurs prisonniers, libérés ou transférés dans les Stalag et Oflag en Allemagne.


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